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Quelle est la végétation typique de Madagascar ?

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80 % de la végétation malgache est endémique à l’île : Madagascar rassemble l’une des flores les plus riches au monde, répartie en différents milieux ou écosystèmes, quasiment uniques au monde. Du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, retrouvez le tour d’horizon de la végétation malgache.

Sur la côte Est, la forêt dense humide

Face à l’Océan Indien, la côte Est de Madagascar bénéficie d’une forte pluviométrie, à l’origine des 6 millions d’hectares de forêt tropicale humide. Elle s’étire tout le long de la côte, sur une longue bande étroite, en basse altitude – en dessous de 800 mètres.

Les arbres qui poussent en rang serrés peuvent atteindre les 30 mètres de hauteur. Ils sont dits « sempervirents » : ils gardent leur feuillage et restent verts toute l’année.

Dalbergia, Uacapa, Symphonia… les plus hautes espèces forment une haute canopée, elles captent un maximum de lumière pour ne laisser qu’une zone plutôt sombre sous les frondaisons. Dans les étages inférieurs de la forêt, on trouve alors le fameux Pandanus, les palmiers, et surtout de très nombreuses espèces d’orchidées.

Pour sa faune comme pour sa flore, on considère que cet écosystème est l’un des plus riche en biodiversité de la planète : Alors qu’elle ne représente que 7% de la surface terrestre, la forêt dense humide contient à elle seule 70 % des espèces connues de la planète, à 80 % endémique.

La forêt dense humide de Madagascar compte parmi les forêts les plus menacées au monde. Il ne reste qu’un tiers de forêt primaire. Pour protéger ses écosystèmes uniques et leur biodiversité, ainsi que pour sensibiliser les visiteurs, de nombreuses aires protégées ont été créées. L’Est de Madagascar possède de nombreux parcs nationaux, connus pour leur richesse naturelle, et nombre d’entre eux sont classés au patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO.

Le parc national de Ranomafana en est l’un des meilleurs témoins.

Sur la côte Ouest, la forêt tropicale sèche et la mangrove

La forêt tropicale sèche de Madagascar s’étend sur 2 580 000 ha à l’Ouest de l’île Rouge, sur la côte, jusqu’à environ 800 mètres d’altitudes. Beaucoup plus clairsemés que dans les forêts de l’Ouest, les arbres semblent jaillir de la savane. Ils sont majoritairement des baobabs, des tamariniers, des palmiers. Dans les fourrés se cachent parfois quelques tortues terrestres.

Comme la forêt dense humide, c’est un écosystème particulièrement menacé, victime des incendies et de l’agriculture intensive.

Le parc national de Kirindy Mitea est un bel exemple de forêt sèche, comme le parc national des Tsingy de Bemaraha, connu pour sa « forêt » de tsingys.

Sur le littoral ouest, au bord de l’eau se trouve la mangrove, qui elle aussi compte parmi les écosystèmes les plus riches en bioversité de la planète. Elle s’étend sur environ 300 000 ha.

Les palétuviers et les manguiers en sont les espèces les plus représentatives, elles survolent l’eau grâce à un réseau serré de racines. Celui-ci abrite nombre d’espèces aquatiques : en protégeant des courants et des grands prédateurs, riche en sédiments et en algues, la mangrove est une vraie pouponnière. Elle est aussi l’habitat d’oiseaux marins, de reptiles, mollusques, batraciens… Particulièrement adaptés à un milieu plutôt sévère, les végétaux de la mangrove restent fragiles, et menacés par les cyclones et tempêtes de plus en plus courantes.

Au cœur du pays, savane et bush

Le cœur de Madagascar est celui des grands espaces, à la savane herbeuse. Les hautes herbes sont ponctuées par de grands baobabs, et quelques épineux. Contrairement aux autres écosystèmes malgaches, l’endroit n’est pas réputé comme le plus riche en biodiversité, mais les paysages aux palettes ocres restent spectaculaires.

A l’extrémité Sud de l’île se concentre un bush : on se croirait en Australie, et pourtant, 80 % des espèces ne se retrouvent nulle part ailleurs sur la planète. Sur 3 000 000 ha se rassemble une courte forêt de buissons et de fourrés épineux, dont les principales espèces sont les euphorbes, les didierecées et les apocianacées. Particulièrement adaptée aux sols arides, la végétation se développe au plus près du sol, en développant ses moyens de stocker l’eau et d’en économiser un maximum : rhizomes, feuilles vernies, cirées… à l’image des aloé et agaves, aux feuilles épaisses et aux fleurs pleines de nectar.

La route de Beloha à Ambovombe parcourt l’Androy à travers le bush. Du bord de la route on peut voir les figuiers de barbarie, et les haies de roy, qui ont donné leur nom à la région : de ses épines, le buisson est un vrai rempart. Le bush est aussi le lieu d’élevage des zébus, et près des villes se cultive le sisal, issu d’un agave, pour fabriquer des cordages et des tapis.

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