Les réserves et parcs nationaux à Madagascar – 1/2 - Le Mag

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Les réserves et parcs nationaux à Madagascar – 1/2

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S’il y a un endroit du monde où la nature est reine, c’est bien à Madagascar. La cinquième plus grande île de la planète est un continent à elle seule, riche d’une biodiversité exceptionnelle : 80 % de sa faune et 90 % de sa flore n’existe nulle part ailleurs.

Toutefois, le milieu reste particulièrement fragile, victime de la déforestation massive et du défrichage. Pour protéger son patrimoine, des politiques de préservation ont été mises en place, notamment par l’association Madagascar National Parks. Elle gère le vaste réseau national de réserves et de parcs, soit 43 aires protégées, dont 7 sont classées au Patrimoine mondial de l’UNESCO, et 3 sont classées comme réserve de Biosphère.

Au nord de Madagascar

Tout au nord de l’île, le parc national de la montagne d’Ambre s’élève à 1475 m, dans un paysage de cascades et de lacs de cratères, au cœur d’une forêt tropicale humide luxuriante. Dans les cimes résonnent les cris des sept espèces de lémuriens endémiques, et de 75 espèces d’oiseaux. Soyez attentifs : entre deux racines, vous croiserez peut-être les fameux Iguanes de Madagascar.

Le parc national Tsingy de l’Ankarana se situe non loin de la côte Nord-Ouest de l’île. Typiques de Madagascar, les « tsingy » sont des aiguilles de roche formées par l’érosion. Le massif de l’Ankarana cache, sous ses tsingy, un réseau de grottes et de cavernes dont certaines renferment des sépultures royales. Sacré, le site accueille de nombreuses cérémonies rituelles. Dans les grottes, on rencontre plus de la moitié de chauves-souris de l’île…

 

Moins spectaculaire, la réserve naturelle intégrale de Lokobe est une petite parenthèse enchantée de 600 ha sur l’île touristique de Nosy Be. C’est la dernière forêt naturelle de l’île, loin des hôtels. Ses espèces emblématiques sont le lémurien noir Eulemur Macaco, et le crapaud Mantella betsileo. La réserve comporte aussi un parc marin.

Le parc national de Marojejy est classé au Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Sur 55 000 ha, son massif est typique de la forêt humide malgache. Celle-ci est ponctuée de microclimats et d’une multitude d’écosystèmes grouillants de vie. Lémuriens, caméléons, Eurycère de Prévost… on y retrouve tous les emblèmes de Madagascar. Pour sa faune comme pour sa flore, le Marojejy est estimé le parc le plus riche de l’île.

Comme le Marojejy, le parc national de Masoala est classé Patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Sa forêt dense s’étend jusqu’à la côte. On y croise le lémurien nocturne Aye-Aye, et le Vari roux, nombres de geckos et de caméléons. La magie est aussi sous-marine : le parc protège aussi les quelques 150 espèces de coraux, 300 espèces de poissons, raies et requins de récif. Les baleines à bosse et les dauphins ne passent pas très loin. La balade en kayak et la plongée en apnée sont autorisées.

 

Pour profiter encore plus de la plage et de la vie sous-marine, le parc national de la baie de Baly s’étend sur la côte Nord-Ouest de l’île. Entre lacs et mangroves, le parc est le refuge de la tortue d’eau douce Angonoka et du Dugong, deux espèces particulièrement menacées.

Le parc national d’Ankarafantsika est quant à lui caractérisé par une forêt sèche, semée de nombreux lacs. Certains sont un paradis pour les crocodiles, vénérés dans la culture traditionnelle malgache. Le parc accueille le plus petit primate du monde, le lémurien Microcebus : il ne mesure pas plus de 12 cm, pour un poids moyen de 90 g. C’est là qu’il fut découvert pour la première fois.

Classé « Reserve de Biosphère » par l’UNESCO, le parc national de Mananara Nord s’étend entre terre et mer. Dans la forêt tropicale humide, les lémurien Aye-Aye et Babatoko sont des espèces endémiques de la région, et 94 % de la faune est endémique à la zone. Sur cette zone en particulier, la réserve a pour vocation de valoriser la biodiversité, et de sensibiliser ses populations à sa fragilité : le parc marin, d’une diversité biologique rare, est affaiblie par la pêche traditionnelle. Les coraux en sont les premières victimes. Les mangroves sont également touchées par l’exploitation du bois des palétuviers. De nombreuses actions sont menées auprès des habitants valoriser les initiatives de développement durable, pour ne pas couper l’homme de son milieu.