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La flore au Sénégal : les baobabs

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Le baobab est l’arbre totem de nombreux pays d’Afrique tropicale sèche, c’est un emblème du Sénégal, comme de la Guinée. Large et robuste, il est, dans la culture traditionnelle sénégalaise, aimé et respecté.

Un peu de science : l’Andosonia africain

Facilement reconnaissable, le baobab se reconnait à son tronc haut et large, aux branches qui le coiffent, au sommet, en couronne. La circonférence de son tronc peut atteindre sans mal les 20 m. Le baobab de Joal, à 15 km du village, est le plus grand du pays, avec ses 26 cm de circonférence.

Si le tronc est épais, c’est que sa fibre presque spongieuse est gorgée d’eau : le baobab peut garder en réserve 120 000 litres d’eau.

Sa longévité est elle aussi exceptionnelle, il n’est pas rare de croiser au Sénégal des baobabs vieux de 2000 ans. Au cours des siècles, le tronc peut se creuses, pour faire un abri pour les chauves-souris, les animaux sauvages, et même pour les hommes.

Ses feuilles sont comestibles, riches en calcium, en fer et en protéines. Elles sont utilisées en décoction contre les fièvres du paludisme. Son fruit, le pain de singe, est plein d’une pulpe au petit gout de citron vert : on en fait du jus de bouye, en le faisant macéré dans l’eau, à laquelle on mélange un peu de lait et de sucre.

 

Le baobab dans la culture sénégalaise

Nourricier, guérisseur, le baobab est aussi un confident, au Sénégal. Les hommes lui adressent leurs prières, les deux mains contre le tronc. En plus de sa pharmacie, il aurait des pouvoirs magiques.

Il est également un point de repère, et un point de rencontre. Le baobab a une grande valeur sociale, il accueille les palabres traditionnelles : auprès de son tronc, sous sa garde, les villageois exposent leurs problèmes, prennent les décisions, consultent les plus sages. Les enfants jouent à ses pieds, et écoutent les contes traditionnels.

Le baobab peut également faire peur : de nombreuses légendes le présente comme un arbre touché par le démon. Il est empreint d’une grande mystique, et le siège d’une grande spiritualité pour les sénégalais : il est au cœur de nombreux rites de naissance comme de mort.

Sacré, il est rare que l’on coupe un baobab. Son bois trop mou ne sert que très peu en construction. Il est parfois utilisé pour sa légèreté, dans la fabrication de pirogues.