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Oiseaux des îles

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Aux caraïbes ou dans l’océan indien, les îles abritent de nombreuses espèces endémiques : un spectacle unique !

Les petites Antilles

Saint-Barthélemy, Sainte-Luce, Guadeloupe, Martinique, St-Martin… les îles de la mer des Caraïbes sont l’habitat privilégié de nombreux espèces d’oiseaux, marins ou terrestres, sédentaires ou migrateurs. Parmi les espèces, les endémiques – propre à une seule zone géographique – sont aussi les plus fragiles. Certaines ont disparues au cours des 50 dernières années et d’autres, protégées, sont en voie de d’extinction.

En Guadeloupe, on peut croiser environ 200 espèces d’oiseaux, dont environ 80 sont nicheuses. Ouvrez les yeux et tendez l’oreille au cours de vos promenades en forêt tropicale humide, forêt sèche ou mangrove : on y rencontre les plus beaux oiseaux des Antilles. Le Pic de la Guadeloupe est endémique, se laisse voir dans les forêts du parc national de la Guadeloupe, sur Basse-Terre. Appelé « tapé » ou « toto bwa » en créole, on le reconnait à sa couleur très foncée et à son ventre rouge sombre. Toujours en forêt, observez la Grive à pieds jaunes, le Moqueur grivotte, la Paruline caféillette, et dans les fleurs, le magique Colibri madère.

La promenade en kayak ou en bateau est le meilleur moyen pour observer les oiseaux de mer et de marais dans leur habitat naturel sans les déranger. En kayak, sans bruit, il est facile de côtoyer hérons, aigrettes, pélicans, frégates : les eaux riches, poissonneuses et peu profondes, ainsi que l’abri végétal forment un lieu de vie des plus accueillant. Les rochers de Grande-Terre sont peuplés de Sternes en tous genres, à la pointe des Châteaux ou à la Grande Vigie.

En Martinique, l’espèce emblématique et endémique est l’Oriole, dont le bas ventre est roux flamboyant. Il habite en forêt et en mangrove. La réserve naturelle de la Caravelle protège quant à elle le très rare Moqueur gorge-blanche. Sur les hauteurs de la Montagne Pelée, vous croiserez le colibri à tête bleue.

L'Oriole

L’Oriole

De toutes les petites Antilles, St- Barthélémy est la plus riches en oiseaux marins nicheurs. Le Paille-en-queue se reconnait facilement avec sa fine et longue queue et son bec rouge orangé, il s’en va pêcher très loin au large. A St-Martin, observez la Sterne, le Noddi, la Frégate sur le littoral, les aigrettes et autres échassiers des zones de marécages et d’étang, les Colibris, la Parulines des zones forestières. A Sainte-Lucie, 5 espèces endémiques peuplent forêts et littoral. En forêt, le sentier Des Cartier est un des meilleurs sites d’observation de l’île, où vous aurez la chance d’apercevoir le perroquet de Sainte-Lucie. L’île possède aussi un beau refuge pour oiseaux, le Millet bird sanctuary.

La Guyane

Les 720 espèces d’oiseaux guyanais sont répertoriées par l’association GEPOG – groupe d’étude et de protection des oiseaux-, référence en la matière. Que ce soit dans les villes, les villages ou les forêts, les arbres retentissent du bruit des nombreuses Perruches et des Aras. Les Toucans sont là aussi. Sur la plage, l’Urubu noir cherche quelques restes de charognes à dévorer.

Les zones marécageuses et les rivières sont peuplées de hérons, de flamands roses, et du fameux Ibis rouge. Les rizières de Mana, au Nord, en donne un spectacle étonnant. La réserve naturelle de l’île du Grand connétable et celle des marais de Kaw, dans le parc naturel régional, sont habitées de Cormorans, martins-pêcheurs, pics, Cardinals, buses…

Le Martin Pécheur

Le Martin Pécheur

Madagascar

Parmi environ 300 espèces d’oiseaux malgaches, plus d’une centaine est endémique à l’île Rouge. Comme pour sa faune en générale, elle est l’endroit du monde qui réunit le plus d’espèces et de familles qu’on ne trouve que localement. Elle est la destination parfaite pour l’ornithologue passionné.

La forêt humide est le meilleur endroit pour observer la plupart des espèces malgaches. Picorant à même le sol, les Couas –de la famille des coucous – se croisent souvent sur les chemins du Nord-Ouest, et dans la forêt de la côte est. Le très joli Coua huppé se reconnait à son bleu ciel, et à la huppe qu’il porte sur la tête. De la famille des Vangas, le plus beau est l’Eurycère, au bec bleu et au dos roux. On le trouve à Masoala.

Les marais de l’Ouest abritent la Spatule africaine et l’Ibis sacré.

La Spatule Africaine

La Spatule Africaine

Mayotte, la Réunion, l’île Maurice

Avec la destruction massive de sa forêt tropicale, l’île de la Réunion a perdu un grand nombre de ses espèces endémiques. Aujourd’hui, on compte 19 espèces sur le territoire, avec 9 espèces endémiques, particulièrement fragiles. Le Tuit-tuit est rare, ne se découvre que dans la forêt de la Roche écrite. Le cirque de Cilaos est l’un des rares endroits préservés pour l’observation des oiseaux.

A Mayotte, le Souymanga et le Drongo sont les seules espèces endémiques des 35 espèces mahoraises.

L’emblème de l’ile Maurice est le Dodo : celui-ci a complètement disparu depuis le 17e siècle, mais reste très présent dans ses représentations. Aujourd’hui, les quelques espèces ayant résisté à l’homme sont le perroquet vert, le cardinal de Madagascar, le Boulboul.